Postuler pour une université britannique -
The Great UCAS Adventure

par Annette (OIB – Terminale 2016/2017)

Juillet 2017

 

Vous regardez pensivement par la fenêtre le ciel gris et pluvieux français, en vous disant " Ah ! Si seulement je pouvais regarder un ciel encore plus gris et pluvieux ! "
N’attendez plus ; postulez pour étudier en Grande-Bretagne !

 

Dans cet article je vais raconter ma UCAS Adventure, étape par étape, avec un peu de recul.

La première partie concerne les finances, et mon choix d’aller étudier en Écosse. Je comparerai le coût d’une année d’études dans les quatre pays du Royaume-Uni.

 

Dans la seconde partie, j'aborde comment j’ai choisi les cours pour lesquels j’ai postulé. C’est un choix personnel et difficile bien sûr, mais j’ai trouvé quelques sites qui peuvent vous guider dans cette décision.

 

La troisième partie concerne le choix des universités. Pour moi il s’est fait en fonction de leurs lieux, leurs campus et leurs critères d’entrée. Nous verrons également le rôle et l’impact des predicted grades sur votre candidature.

 

Dans la quatrième partie, je dresse une description de trois universités pour lesquelles j’ai postulé. Vous pourrez avoir une description du fonctionnement de trois universités écossaises bien différentes. Dans leurs descriptions, peut-être que vous verrez certaines caractéristiques qui vous plairont et qui vous aideront à préférer une université à une autre.

 

Ô rage, ô désespoir, ô personal statement ennemi ! Loin d’être un guide complet, la cinquième partie devrait vous mettre dans la bonne direction concernant l’écriture de votre personal statement, et vous pourrez vous en faire un ami plutôt qu’un ennemi. Nous verrons également les rôles de la lettre de recommandation et de la list of personal qualities.

Notez que le sigle PS désigne bien le personal statement et est dépourvu d’allusion politique.

 

Compléter les application details me semblait simple au départ, mais il y a eu quelques moments où j’ai quand même hésité. La sixième partie clarifie les doutes que l’on pourrait avoir par rapport à certaines des questions.

 

Quand devrez-vous accepter ou décliner vos offres ? La septième partie parle de dates, et des Firm et Insurance Choice.

 

Une fois que vous aurez une offre, il sera temps de planifier votre nouvelle vie là-bas, et de trouver un endroit où vivre. La huitième partie évoque l'accommodation est le nom donné aux logements étudiants.

 

Et enfin, la neuvième et dernière partie parle du jour des résultats, et comment s’y préparer.

Première partie- L’Écosse et l’oseille

J’ai postulé uniquement sur des universités écossaises, parce qu’elles présentaient un avantage financier considérable. Je dis présentaient parce qu’en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, les avantages vont être bien moindres d’ici 2019. Mais si vous postulez pour Septembre 2018, alors vous pouvez encore bénéficier des mêmes frais que les étudiants écossais, c’est-à-dire rien dans l’immédiat. 
Une année dans une université écossaise coûte 1 820 livres, que vous rembourserez au gouvernement écossais une fois que vous obtiendrez votre diplôme, aurez un emploi et seulement si vous touchez un salaire de plus de 17 775 livres par an. Cela est valable pour n’importe quelle université. Je vous conseille le site de la Student Awards Agency of Scotland (http://www.saas.gov.uk/) pour plus de détails. 
Néanmoins vous n’aurez pas exactement autant d’avantages qu’un étudiant écossais. Vous n’aurez pas d’aide au logement. Dans mon paragraphe sur les Accommodation, nous verrons que le logement peut être aussi cher qu’à Paris. Il faut donc vérifier que son université ne propose pas que des logements conçus pour Jay-Z quand on fait ses choix. Si c’est le cas, il y a toujours des logements privés, plus ou moins chers que les accommodations. 

Si vous commencez vos études après 2018, ne désespérez pas. Il y a quand même plusieurs raisons pour lesquelles l’Écosse est un meilleur choix financier que l’Angleterre et le Pays de Galles.
La première raison est que, quoiqu’on ignore encore quel sera le prix d’une année d’études en Écosse en 2019, il ne pourra pas égaler celui d’une année en Angleterre. Comptez 9 250 livres par an en Angleterre et 9 000 livres par an au Pays de Galle (prix en 2017) pour les tuition fees, c’est-à-dire les frais d’inscription seulement. L’Irlande du Nord est plus sympa avec 4 030 livres par an. Ces pays ne vous accorderont un prêt qu’en fonction de vos revenus annuels. Pas les vôtres hein, ceux de vos parents. Montrez leur cette page (https://www.gov.uk/student-finance/eu-students). 
La seconde raison concerne le coût de la vie. Vous payerez bien moins en Écosse pour la nourriture (sauf si vous vous faites un haggis tous les jours, je ne suis pas là pour juger), les transports, votre santé, vos vêtements… Je ne suis pas experte sur le sujet mais je peux vous recommander cet article (http://www.independent.co.uk/student/news/scottish-universities-have-the-cheapest-cost-of-living-in-the-uk-9010964.html) pour le prouver et le site « le coût de l’expat » pour comparer les villes.
Et enfin la troisième raison est basée sur la situation politique délicate de l’Écosse aujourd’hui. C’est un pays qui, selon la BBC, a voté à 62% en faveur de l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union Européenne en 2016, et qui se voit quand même en sortir. Je suis optimiste, et pas politique, mais je pense qu’il est probable qu’au cours des négociations du Brexit, l’Écosse trouve un accord en faveur des étudiants européens. 
Certes, ce ne sont probablement pas des priorités dans les négociations. Mais j’ai récemment découvert que les négociations couvrent bien des sujets, comme par exemple l’incontournable problème des passeports pour chats (http://www.express.co.uk/news/politics/786105/Brexit-negotiations-European-Union-freedom-of-movement-Pet-Travel-Scheme). Alors pendant qu’on y est, pourquoi pas les étudiants européens ? 

Mon opinion sur l’Écosse est sûrement un peu biaisée du fait que j’y suis allée régulièrement pendant mes vacances, et que ma grand-mère y a grandit. J’ai passé tout un paragraphe à vous vanter l’Écosse pour ses avantages économiques, mais évidemment l’argent n’est pas le seul critère. Je suis contente que l’Écosse ait fait ces accords pour accueillir des étudiants européens, parce que j’aime ce pays. Et les moutons (https://www.google.fr/search?q=scottish+sheep&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj2sfL40ozWAhWjFJoKHUlkD6oQ_AUICigB&biw=1423&bih=697). Surtout les moutons. 
 

 
Deuxième partie- Course choice

 

Une fois que vous aurez réfléchi à la façon dont vous aller financer vos études, il faudra choisir ce que vous voulez étudier. Je savais que je voulais étudier la littérature anglaise, parce qu’il me semblait que cette filière pourrait m’ouvrir des portes, mais tout en restant générale. Je m’intéresse au journalisme pour mon futur métier, mais je n’en suis pas certaine ; il eût été risqué de m’inscrire pour quatre ans sans savoir si cela me plaisait vraiment. 
J’ai donc cherché « English Literature » dans le UCAS Search tool (https://digital.ucas.com/search). Je pense que c’était une erreur que de passer d’abord par ce site, à cause de la façon dont il fonctionne. En effet on peut penser au Search tool comme à Google ; il vous indique les mots que vous avez entrés, rien de plus. Mais toutes les universités ne donnent pas le même nom à ce qui est quasiment le même cours. J’ai découvert que ce que Glasgow appelle « English Literature/ Theatre Studies », Édinbourg Napier appelle « Acting and English ». Ce sont ces synonymes qui peuvent vous faire passer à côté d’un cours. Il faut donc utiliser ce site, car il vous donnera beaucoup d’informations importantes, mais pas avant être passé par The Complete University Guide (https://www.thecompleteuniversityguide.co.uk/) pour une liste par sujet. 

La plupart des universités proposent de combiner deux matières. J’ai pensé qu’étudier deux sujets était encore mieux que de n’en étudier qu’un, mais je me demandais si ces doubles cursus étaient plus difficiles à intégrer. La réponse varie. Le site Which ? University (https://university.which.co.uk/) vous donne le pourcentage de postulants qui ont reçu une offre. 

Mon dernier conseil serait d’être ouvert à tout type de formation, et de ne pas trop se fier au titre. C’est ce qui m’a poussée à choisir « English and Film » à l’Université d’Édinbourg Napier et « Literature and Cinema » à l’Université de Stirling. Si ces deux cours ne m’ont pas tout de suite fasciné par leur nom sur UCAS, j’étais beaucoup plus intéressée quand j’ai lu toute leur description sur les sites des universités. Ils auront une description détaillée des cours que vous allez suivre, ainsi que les débouchées professionnelles possibles.
 

 
Troisième partie- University choice

 

Dans mon choix d’universités, le contenu des cours proposés était mon plus grand critère. Mais il y en a bien d’autres. L’emplacement des universités était aussi important pour moi. Quand je lui ai dit que j’avais jeté un œil à l’Université d’Aberdeen, ma prof de première (qui n’était pas de Flaubert...) m’a dit tout de suite « N’y va pas, c’est loin de tout et il y fait gris toute l’année, tu vas faire une dépression. » C’est vrai qu’Aberdeen est très au nord, et je ne me sens pas prête pour ça. Ni pour l’Université des Highlands et des Îles, avec ses dizaines de petits campus dans la campagne écossaise. Je pense que j’aurais eu du mal à m’adapter.
J’ai également rayé une autre université de ma liste : The Open University. Et oui, dans le pays de la pluie, qui voudrait étudier dans une université où il n’y a pas de toit ? Non, je plaisante, enfin pas vraiment, parce que cet établissement pratique en fait l’enseignement à distance, et ça ne m’intéresse pas pour l’instant. 

Mon deuxième critère concernait le taux de réussite des étudiants des universités. J’avais déjà appris à mes dépens que la réputation et les hauts classements sur Internet ne sont pas toujours révélateurs de qualité, alors je ne voulais pas tout miser sur l’avis des autres et tenter de juger pour moi-même. Dans la seconde partie, je vous ai déjà conseillé deux sites comparatifs d’universités. Ils vous permettront de comparer par cours pour ne pas se laisser aveugler par le score général de l’établissement. L’Université de Machinchose a été unanimement élue la meilleure du monde ? N’y foncez pas tête baissée. Il se pourrait qu’en fait, elle soit complètement nulle en étude des nains de jardins, le diplôme dont vous avez tant rêvé.

Mon troisième critère était l’ambiance et le confort du campus. Je pense qu’il ne sert à rien de partir loin si l’endroit où on étudie est désagréable et n’est pas propice aux études. La meilleure solution pour s’en rendre compte tout de suite est évidemment de visiter par soi-même, mais ce n’est pas la seule. Sans y avoir posé les pieds, j’ai su quelles universités étaient considérées invivables par leurs étudiants en examinant les commentaires sur le site Student Crowd (https://www.studentcrowd.com/), qui est un peu un Yelp des universités. 

Le critère le plus important est probablement celui qui concerne les entry requirements. Ce sont les notes que les établissements vous demanderont d’obtenir au bac. Souvent un établissement ne demande pas la même moyenne au bac pour tous les cursus, et demande une note minimum dans la matière que vous allez étudier. Pour connaître les requirements d’une université, il faut aller sur leur site. Souvent, il y a une page spécifique pour les postulants étrangers, et il suffit de trouver la partie consacrée aux élèves français. Malheureusement certaines universités n’ont pas cette page. Vous pourrez toujours les contacter pour connaître leurs critères, mais sinon voici une traduction de notes des A Levels, les examens anglais :

  • AAA (ou A star): 16/17

  • AAB : 15/16

  • ABB : 14/15

  • BBB : 13

  • BBC : 12/13

  • BCC : 11/12

  • CCC (ou pass) : 10

Cette traduction ne sera néanmoins pas toujours exacte, parce que certaines universités peuvent demander plus aux postulants étrangers. 

J’ai décidé de ne pas laisser les demandes de notes influencer trop ma décision, parce que j’aime croire à l’impossible, viser les étoiles blablabla. Néanmoins je savais que postuler pour l’Université d’Édinbourg, qui demande un minimum de 16, était allé trop loin. En effet, vous n’avez que cinq choix ! 
Je vous conseille de demander à vos professeurs ce qui est possible d’espérer. Mais bien sûr personne ne pourra deviner exactement votre note, alors inutile de vous lancer dans la divination. La meilleure solution est probablement de postuler sur une ou deux universités avec des requirements inférieurs à vos résultats actuels, afin d’avoir un Insurance choice en cas de mauvaise surprise au bac.

 

Et qu’en est-il des predicted grades alors ? Ce sont des estimations de votre note au bac, que vos professeurs vont donner à votre professeur OIB et qui seront envoyées aux universités. Vous ne pouvez pas les voir, et c’est pour ça qu’il est important de demander à vos professeurs ce qu’ils pensent de votre choix d’université. Si vos notes estimées sont trop en dessous de la note demandée au bac, l’université ne vous fera probablement pas d’offre, mais si elles sont légèrement inférieures, c’est toujours possible. Dans ce cas, il faut que votre Personal Statement donne aux universités une bonne raison de croire que vous allez vous améliorer pendant l’année. Si vos notes estimées sont égales ou supérieures à la note demandée, vous n’êtes pas garanti d’une offre pour autant. 
 

 
Quatrième partie- Catalogue ! Trois universités bien différentes

 

Si l’on se concentre sur les établissements de façon générale, chaque université pour laquelle j’ai postulé avait ses avantages et désavantages. 

Les avantages de l’Université de Glasgow sont, pour moi, le magnifique campus qui ressemble à Poudlard, et le fait qu’elle soit prestigieuse sans être inaccessible. Contrairement aux autres universités bien réputées d’Écosse, comme l’Université d’Édinbourg ou Saint-Andrews, Glasgow ne demande pas une mention très bien au bac, du moins pour les élèves ayant fait OIB. Elle m’a demandé un 15, et un minimum de trois sujets littéraires à 14 ou au-dessus. La notion de littéraire est en fait assez souple ; toutes mes matières en tant que L, sauf le sport, comptent. Deuxièmement, cette université est très souple. On ne décide du diplôme que l’on veut poursuivre qu’en fin de deuxième année. 
Il y a de tout niveau logement, pour tous les budgets. 
De plus, elle attribue des diplômes de niveau Masters, au lieu de Bachelors, pour seulement quatre ans d’études au lieu de cinq. Bref, allez directement jusqu’à la case Masters, sans vous arrêter sur la case Licence, mais en touchant un diplôme !
Un désavantage est son site internet, je trouve qu’il n’est pas bien organisé et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Ils n’expliquent pas très bien non plus comment ils sélectionnent les postulants. Lors d’une session internet de questions/réponses, je leur ai demandé ce qu’ils entendaient par « Standard Entry Requirement » et « Minimum Entry Requirement ». En fait, si j’ai bien compris, il vous faut le Minimum (14) en predicted grades pour avoir une offre, mais il faut le Standard (15) au bac pour réaliser les conditions de cette offre. Mais ça, je ne l’ai pas su avant d’avoir postulé et reçu une offre.

L’Université de Stirling a beaucoup plu à mes parents quand nous l’avons visitée. Leur principale raison ? La sécurité. Stirling est une petite ville d’à peine 40 000 habitants, et le campus de l’université, énorme, comprend logements, magasins, restaurants. Pas besoin de sortir donc, et si vous le faites, vos bus iront jusqu’à votre logement quand vous rentrez. Et pourquoi sortiriez-vous ? Le campus est doté d’un splendide parc, loch et château du XVème siècle. Les logements sont tout près des salles de cours, puisqu’ils sont sur le campus. 
Cette université n’est pas aussi prestigieuse que Glasgow, mais on peut dire qu’elle est très bien réputée « pour une université moderne ». Elle est aussi assez souple, vous pourrez changer de cursus au début de votre première année. 
Elle demande un 13 au bac, pour les OIB et les non-OIB. Néanmoins, elle ne m’a demandé de n’avoir que la moyenne à l’épreuve de littérature anglaise, alors qu’à certains de mes amis, non-OIB, elle a demandé également un 13 pour les matières qu’ils allaient étudier. Elle se dit aussi tolérante des offer holders n’ayant pas eu exactement les résultats demandés au bac ; il y a toujours une chance avec 12, même si ce n’est pas garanti. 
Les désavantages viennent avec les avantages ; Stirling est un peu perdue. Ça ne me dérange pas personnellement, mais si vous comptez connaître la party life alors ce n’est probablement pas le meilleur endroit. Un dernier problème concerne le prix des logements, qui est mystérieusement assez élevé par rapport à la qualité.

L’Université d’Édinbourg Napier a l’avantage d’être située dans la capitale. C’est celle que je connais le moins bien. Elle est très récente et donc pas très bien connue, mais elle est bien placée par les sites comparateurs, surtout sachant qu’elle ne demande que 12,5, voir 12 pour certains cours, au bac. Je me suis laissée berner par cette demande. Ce n’est pas parce qu’une université est souple dans la note qu’elle demande au bac, qu’elle fera forcément une offre facilement.
Je n’ai pas pu visiter le campus, mais les photos m’ont montré un établissement principalement moderne, sans être moche. Leurs logements sont chers, mais aussi pour la plupart modernes. De plus, la réputation ne fait pas tout, et les étudiants de cette université bénéficient tout de même d’un pourcentage d’employability élevé.
 

 
Cinquième partie- Le Personal Statement

 

Je ne vais pas vous mentir, les personal statements, c’est compliqué. Ce n’est pas une lettre de motivation, mais bien plus. En fait, comme son nom l’indique, c’est personnel. J’y ai écrit des choses très privées sur moi, et c’était une bonne chose, cela l’a rendu unique. 
Comme la professeure dans cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=_8hFkMAjW-I) vous le dira, le PS doit être unique, et il doit dire pourquoi VOUS êtes ZE personne pour ce cursus et cette université. Réveillez le Jordan Belfort (“Sell me this pen !”) qui est en vous et vendez votre personnalité exceptionnelle. 

Mais alors, il faut passer pour un mégalo narcissique ? Non. Farmer Oak (dans Far From The Madding Crowd) l’aura dit, la vanité, ce n’est pas bien. Dans la vidéo, on sépare le good showing off et le bad showing off. On vous dit d’apporter des preuves des compétences et qualités que vous vous attribuez. (Voici une petite liste de compétences (http://www.takapuna.school.nz/teaching-learning/international-baccalaureate-learner-profile-attributes/) faite par le baccalauréat international dont je me suis inspirée). Prenons pour exemple une compétence que j’ai voulu mettre dans mon PS : 

I am able to adapt quickly to new environments.

Cette phrase est, pour l’instant, du bad showing off. Aucune fée ne s’est penchée sur votre berceau, aucune qualité n’est innée. Pourquoi possédez-vous cette qualité ? Comment l’avez-vous acquise ? Un événement, une rencontre, un MUN ? Changeons notre phrase initiale :

I have moved and changed schools several times, and have had to adapt to a new work system and cultural mind set every time. This has made me an adaptable person. 

Maintenant qu’elle est basée sur des faits et une expérience vécue, cette phrase est maintenant du good showing off. Non seulement vous donnez des preuves de votre qualité/compétence, mais en plus vous montrez que vous pouvez saisir une opportunité pour apprendre, évoluer. Mais il reste un problème, c’est que, ok, vous avez des qualités… et alors ?
Il faut préciser en quoi cette qualité vous rend tellement génial en tant que futur étudiant. Allez-vous contribuer à la vie de campus grâce à votre super personnalité sociable ? Allez-vous être un super étudiant grâce à votre organisation ? 

I have moved and changed schools several times, and have had to adapt to a new work system and cultural mind set every time. Through this, I have gained in adaptability, which is a skill necessary for studying abroad. 

Dans la phrase exemple, je parle de quelque chose qui figure déjà sur mes application details. En effet, on peut y voir que je suis allée dans trois lycées différents, et, si ce n’est pas forcément mauvais, ça n’a rien de particulièrement glorieux non plus, alors j’utilise le PS pour le tourner à mon avantage. Vous avez eu une mauvaise note à une épreuve anticipée ? Ça va se savoir de toute façon, alors vous pouvez dire un truc du genre :


Getting a lower grade than I expected on an exam triggered me to change my work habits and become an organised student. This is a skill that I will put to use at university.

Attention, votre PS ne peut être long que de 47 lignes, et 4000 caractères, espaces compris. Et c’est vraiment court ! Vous ne pouvez parler que de ce qui concerne votre cursus et vos études. Certaines choses utiles vont être coupées de votre copie finale.

Par exemple, je n’ai pas parlé de mon expérience de MUN. Utilisez-les dans votre List of Personal Qualities, qui va aider votre professeur OIB à écrire votre lettre de recommandation. Elle est très importante et permet aux universités d’avoir un avis extérieur au candidat lui-même. 
 

 
Sixième partie- Application details

 

Education- Choisissez le lycée dans la liste. On vous dira qu’il n’a pas de numéro, c’est normal. 
Ensuite, sélectionnez Below Honours degree level qualifications ; à la fin de l’année, vous aurez un diplôme du bac, inférieur à un diplôme universitaire 

Further Details- Date of first entry to the UK : ici UCAS cherche à connaître la date à laquelle vous entrerez au Royaume-Uni, avant la rentrée. Je vous conseille de mettre une date au début de septembre. Évidemment vous ne pouvez pas connaître la date précise de votre rentrée, mais on ne vous demande pas d’être très précis. 
 

 
Septième partie- Répondre aux offres

 

Sortez de la DeLorean, nous venons de faire un bond dans le futur ! Comme vous avez envoyé votre candidature tôt, deux choses peuvent arriver (attention ! certaines dates (https://www.ucas.com/ucas/events/find/scheme/undergraduate/type/key-date) sont approximatives car elles correspondent à l’année 2018) :

  1. Vous recevez toutes les réponses, positives ou négatives, avant le 31 mars.
    Vous devez confirmer votre choix avant le 2 mai.

  2. La date à laquelle vous avez reçu toutes les réponses se trouve entre le 31 mars et le 3 mai (dernier délai de réponse pour les universités). 
    Vous devez confirmer votre choix avant le 7 juin

 

Si au 25 février vous n’avez reçu aucune offre, vous aurez la possibilité d’ajouter un sixième choix grâce à UCAS Extra

Vous ne pourrez accepter ou supprimer une offre que lorsque vous aurez reçu toutes vos réponses. 
Quand cela se produira, vous pourrez accepter deux offres, une en tant que Firm Choice et l’autre Insurance Choice. Il n’y a pas d’ordre des choix, attendez de découvrir les joies d’APB pour cela. Choisissez simplement parmi les offres que vous avez reçues.
Cette décision n’a pas été difficile pour moi. J’avais trois offres, deux de l’université de Glasgow et une de l’université de Stirling. Glasgow demande beaucoup plus au bac que Stirling, alors l’une des offres de Glasgow était mon Firm Choice, et celle de Stirling mon Insurance
 

 
Huitième partie- Accommodation

 

Je ne peux pas vous en dire beaucoup à ce sujet- il varie largement en fonction des villes et des universités. 
Le plus dur dans le choix d’un logement est qu’on ne sait pas de quoi il a l’air dans la vraie vie quand on le sélectionne. Je vous recommande une nouvelle fois le site StudentCrowd (https://www.studentcrowd.com/). 


Votre université voudra probablement que vous choisissiez les plus chers de leurs logements. Ils vous montreront les appartements vieux, sales et moches, et les modernes et magnifiques, comme pour dire « Soit vous vivez dans une poubelle, soit vous payez 150£ par semaine pour nos appartements modernes ! ». Ils vous cacheront bien leurs logements qui sont moyens, et à un prix moyen. Cela peut être le cas s’il n’y a pas de photos d’un ou deux des logements sur le site de l’université.

 
Neuvième partie- Les résultats !!!

 

Le jour des résultats du bac, vous devriez savoir où vous irez l’année prochaine. 
Vous aurez peut-être des problèmes par rapport à la communication de vos résultats aux universités. Toutes les universités ont des demandes différentes par rapport à l’envoi des résultats. 


L’université de Glasgow m’a précisé à quelle adresse email je devais envoyer mes résultats, mais pour Stirling je ne savais pas. Je vous conseille de demander aux universités ce qu’elles veulent avant le jour des résultats, pour éviter du stress. Il faut que vous sachiez si elles demandent une traduction de vos résultats. 
Si c’est le cas, alors il vous faut une traduction faite par un traducteur certifié. Je n’ai pas eu besoin de faire traduire mes résultats, mais un ami a trouvé un traducteur pour moins de 30€ sur ce site (https://www.peopleperhour.com/). 

Je n’ai pas eu la note nécessaire pour Glasgow, mais je leur ai quand même envoyé un scan de ma feuille de résultats. Ils devaient supprimer mon offre, afin que Stirling puisse confirmer ma place. 

Peut-être que vous lisez ceci quelques jours avant les résultats, et que comme moi, vous stressez beaucoup. Je me disais que je n’aurais pas les résultats nécessaires. 
Alors, ça n’arrivera probablement pas, mais pour vous rassurer, vous pouvez penser au Clearing (http://www.telegraph.co.uk/education/universityeducation/clearing/11031407/Results-Day-2015-my-experience-of-Clearing.html). Cela consiste à chercher des universités qui acceptent la note que vous avez eue au bac, et les contacter directement pour savoir s’il leur reste des places. Peut-être qu’elles vous feront alors une offre inconditionnelle.
 

 

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